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DES QUESTIONS


Bonjour,


J'ai déjà dit à certains d'entre vous que papa avait en tête de reprendre maman avec lui, aux zacacias. Marie-Agnés l'a vu ce soir et il lui a dit la même chose.

Il m'en a causé à deux ou trois reprises à Royat et je lui ai dit qu'il fallait en parler avec les médecins qui la connaissent bien.
Je n'ai pas voulu lui dire d'emblée qu'il n'en était pas question, car il faut qu'il puisse exprimer sa souffrance, mais ça ne paraît pas réalisable dans l'intéret de chacun d'eux

Il m'en a reparlé hier matin  au téléphone, alors j'ai appelé le médecin du service qui va voir avec la neuro psychologue pour que papa puisse avoir un rendez-vous avec elle, accompagné, si il le désire, de l'un d'entre nous.
Le Docteur G. est tout à fait prête aussi à en parler avec lui et avec nous : je l'ai trouvée trés disponible.
Elle a beaucoup insisté sur le fait qu'aucun des patients du service n'est content d'y être et que maman n'est pas perçue par l'ensemble des soignants comme étant trés malheureuse : petit coup de blues quand on la quitte ou parfois quand elle regarde des photos, puis ensuite elle retrouve ses repères, ses habitudes...

 Je crois que papa a oublié beaucoup de choses en un an :
- les nuits, les repas, la fatigue, le quotidien en général....Je me demande même si inconsciemment il n'attend pas qu'on lui dise que ce n'est pas possible.

-Et puis, que se passeraît-il, en cas d'échec, si maman n'a plus de place en établissement ?
Comment chacun d'eux le vivrait-il ?

Il dit qu'il pourrait être aidé : auxilliaire de vie, infirmière, accueil de jour (qui n'a toujours pas ouvert)
Mais je doute que cela puisse être suffisant ! et de plus, il y a toujours les problèmes médicaux : le Dr G. m'a dit que périodiquement maman avait des problèmes de tension et qu'il fallait ajuster son traitement, les problèmes de diabète ...ce dont elle n'informe pas forcément toujours les familles.

Je mettrai demain papa au courant de ma conversation avec le médecin .

Ce sont toutes des questions délicates, voire sans réponses ????? mais, comme dit Grégoire, nous n'avons d'autre choix que de vivre ces moments difficiles, en nous épaulant et en épaulant nos parents. Alors avançons !!!

Le 7 octobre, nous serons là avec Alain et sa maman. Nous remercions André pour son offre hospitalière, mais nous ne serons là que le dimanche car le samedi nous participons à une cousinade en Ardèche.

Alors, grobisouatous, et à bientôt !


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M
Interessant et convaincant mais pas réjouissant.
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H
Choisir dans le possible, le vivable.....<br /> http://www.lefigaro.fr/france/20071010.FIG000000028_conjoints_d_alzheimer_de_l_epuisement_au_meurtre.html<br /> Bizatous.    Henri.
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H
Choisir dans le possible, le vivable...<br />   http://www.lefigaro.fr/france/20071010.FIG000000028_conjoints_d_alzheimer_de_l_epuisement_au_meurtre.html<br /> Bizatous.    Henri.
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M
la charge serait bien trop lourde de reprendre maman et ce serait inconscient  et dèraisonnable de laisser faire cette chose .Je pense que le médecin se chargera de le dire à papa .Il nous faut à toutes nous sortir cette idèe de la tête ....ainsi qu'à papa. La santè de maman ne va pas aller en s 'amèliorant     Bizatous
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J
Je n'avais pas envie de remplir cette case commentaire. Elle est difficile, comme est difficile la vie de papa sans maman, la vie de maman à l'hopital. Mais est ce qu'elle serait plus facile aux Acacias? J'ai envie un peu de me "dérober" à cette question... Et aujourd'hui, je pense les médecins plus à même d'y répondre surtout à et pour papa. Le commentaire d'Henri est plein de bon sens et j'y adhère... et je comprends Marie Claire. Voilà, j'ai rempli la case, je ne suis pas très fier. Mais aujourd'hui papa qui fêtait ses 60 ans de mariage avec maman m'a téléphoné pour me demander des mes nouvelles parceque j'avais pas encore appelé pour leur souhaiter leur anniversaire (je vous jure, j'allais le faire!). Mais bon ceci dit, quand papa m'appelle aujourd'hui c'est un bonheur que je prends... Allez je voous embrasse tous, je vous aime. Jean Luc.
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