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LE GOUFFRE

 

 

 

 

C’est par une belle après midi de printemps que nous partîmes , affublés de cordages et nécessaires pour les aventuriers. Christian et Roch, m’accompagnaient. Nous traversâmes tout d’abord des étendues superbes et vallonnées que vous connaissez tous. Ca sentait bon le thym, le romarin et la sarriette. Arrivés au bout de notre épopée, Christian lança les cordes, tandis que j’arrimai  fermement celles ci à un arbre. L’aventure allait pouvoir commencer. C’est moi qui pris les devants, et me laissais glisser doucement dans le gouffre. Christian me suivit aussitôt, tandis que Roch, restait à la surface  pour surveiller les lapins. Arrivé, à une quinzaine de mètre de profondeur, une idée lumineuse me traversa l’esprit : «  afin de mettre un peu de sel dans notre aventure pourquoi  ne pas faire croire à Roch, que nous étions coincés et commencions à manquer d’air ». Aussitôt pensé et suggéré à mon compère, nous mîmes cette idée lumineuse en application.

Avez vous déjà compté combien de temps, il vous faut pour mettre le pied sur la pédale de frein, quand un piéton traverse inopinément devant vous ?

Rock, lui même n’y a pas  non plus réfléchi , et le voilà parti chercher du secours.

A quelques encablures  de là, des pompiers , des gendarmes et journalistes s’affairaient à la recherche d’un hypothétique noyé dans un lac. C’est alors que  la radio  de leur véhicule se mît à crépiter : «  des enfants étaient coincés dans un gouffre, et il fallait aller leurs porte secours ».

Au même moment, sur les indication de Roch, et se croyant en Range Roover, moteur rugissant, roues projetant des cailloux de toute part sur le chemin, papa partit à notre recherche.

Revenons au gouffre. Au bout de 5 seconde, nous avisions  que la plaisanterie avait assez durée. Nous appelâmes Roch, afin de l’avertir que  nous avions assez rigolé ( il semblait que ce n’était pas le  cas pour lui).. Pressentant  la catastrophe que nous avions déclenchée, nous remontâmes précipitamment à la surface et partîmes à la poursuite de Roch tandis que la  404 de papa venait à notre rencontre.

Rencontre :

Papa : «  C’est quoi cette histoire »

Moi : « c’était une farce »

Papa : « file de là ou je t’assomme ».

Je n’ai pas cru un seul instant qu’il m’assommerai  et en toute confiance je ne m’éloignais pas de lui.

Par contre, pensez vous qu’il nous aurait proposé de nous ramener dans sa confortable voiture ? Que nenni, cahin, caha, nous rentrâmes jusqu’au Mas  de Barême comme nous en étions partis, à pied.

Arrivés dans la cour du Mas, ils étaient tous là, à siroter leur pastis, gendarmes, pompiers et journalistes.

Avez vous connu  le capitaine Lafont, bonhomme plutôt bourru. Quand il nous vît  rentrer dans la cour, il m’interpella avec sa délicatesse pour me demander si je faisais parti de ces garnements qui s’étaient égarés dans la montagnette.

M’avisant du grand bazar que j’avais orchestré et  à sa grande surprise, je me mis à sangloter.

Embarrassé par  mes pleurs, il essaya, sans succès  de me consoler( je le sentais gêné par rapport à papa).

Je sais  que d’autres événements en corrélation avec celui ci, se sont produit ce jour là, et je laisse à ceux qui l’ont vécu le soin de nous les raconter.

 

 

 

Il ne venait pas souvent de copains à la maison, et depuis ce jour là, plus jamais je n’osais en inviter un.

 

 

 

 

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A
tu as raison jean luc je me suis bien melangè les pinceau entre christian quio et michel thiebaut je reconnais la le cinephile averti
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E
Peut être que Jean Luc pourrait vous re Yraconter l'histoire de son "amour" pour les hirondelles et plus particulièrement de leur nid dans la remise...et de son atterrissage dans le "sèche bouteille" !  Merci
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J
Je ne me rappelais pas qu'elle nous avait mis ça sur un sucre mais effectivement comme la madeleine ça me revient!
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M
je me rapelle de la priére et tout et tout , le sucre aromatisé ,le monde dans la cour ,l angoisse perceptible,...j ai vu maman ce soir elle était sereine et papa a peut etre une prostatite ou simplement un syndrome grippal et ce soir il avait l air moins abattu que ce matin( à suivre). demain matin je lui ferai sa prise de sang et aménerai son pipi au labo    bisous à tous
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U
Je peux dire que j'yétais et que j'ai encore dans la bouche le gout d'arnican que maman nous a fait ingurgiter pour soigner sa peur. Et je nous vois encore avec Marie Agnès (je ne sais si elle a encore le gout dans la bouche) égrénant les chapelets devant le crucifix au dessus de la cheminée dans  la cuisine. Un grand moment de prière!! Et de découverte du GOUT. Et en effet une belle animation dans la cour avec de nombreux acteurs d'un mauvais téléfilm de la Troisième chaîne de la Télévision Française! <br /> Mais; ce n'était pas Michel Thiébaut?  (question de casting à André)
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