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Pas douée pour le bonheur !

 

Il n’y a pas si longtemps, un collègue m’a invitée à manger dans sa famille : lui, son épouse, ses deux filles de 16 et 9 ans. Au milieu du repas, sans lien avec la conversation, la plus jeune a dit à son père – comme si elle profitait qu’il y avait un tiers en présence (moi en l’occurrence) – « un jour tu m’as frappée ». Et moi j’ai dit, sans plus de lien avec la conversation : « un jour, mon père m’a offert une glace ».

Pourquoi on se souvient avec tant de force des choses qui n’arrivent qu’exceptionnellement ? Justement parce que c’est exceptionnel !

Ces petites choses, qui semblent des détails, nous fabriquent et fabriquent notre aptitude à réagir aux évènements. Je crois avoir privé mes enfants de petits bonheurs sous prétexte qu’il ne faudrait pas que ça devienne une habitude. Et en même temps, je pense encore que ça fait partie de l’éducation… Va comprendre !

NB : cet article n'est pas ma participation au grand concours gratuit sans obligation d'achat. C'est juste une réflexion sur le syndrome de la pâtisserie d'Avignon.

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U
Moi au jour d'aujourd'hui j'ai toujours autant de plaisir à m'offrir un bounty.
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H
Bravo Momo, tu as sauvé Marie Claire de la cupabilité d'avoir été favorisée par rapport à moi...<br /> On se souvient en effet de ce qui a été exeptionnel et aussi de ce dont on a été saturé. Je crois que les patisseries étaient au registre de l'exeptionnel.   .H.
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